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Emergences

Lettre d'information n° 08

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Imagerie médicale de pointe à Rennes

A l'hôpital Pontchaillou, la nouvelle plate-forme Neurinfo rassemble une panoplie de machines pour mieux étudier le cerveau et les maladies du système nerveux. A la fois orienté soins et recherche, le projet associe le CHU, l’université de Rennes 1, le Centre Eugène Marquis, l'Inserm et l'Inria. L'équipement s'adresse aussi à l'industrie pharmaceutique, comme l'explique Christian Barillot, directeur de la plate-forme.

A l'hôpital Pontchaillou, la nouvelle plate-forme Neurinfo rassemble une panoplie de machines pour mieux étudier le cerveau et les maladies du système nerveux. A la fois orienté soins et recherche, le projet associe le CHU, l’université de Rennes 1, le Centre Eugène Marquis, l'Inserm et l'Inria. L'équipement s'adresse aussi à l'industrie pharmaceutique, comme l'explique Christian Barillot, directeur de la plate-forme.

C'est le modèle "ultra léger". Il ne pèse que 8 tonnes. Installé à l'aide d'un camion-grue, ce scanner IRM Siemens Verio à supraconducteur développe un champ magnétique de 3 tesla (1). Il permet de réaliser des images du corps humain très contrastées avec une caractérisation plus fine des tissus anatomiques.

"Clairement, c'est l'outil qui manquait à Rennes", résume Christian Barillot, directeur de la plate-forme et responsable de Visages, une équipe de recherche Inserm/Inria/Rennes1/CNRS spécialisée dans le traitement informatique des images médicales et l'intervention assistée par ordinateur. "Il y avait déjà un IRM au CHU, mais on ne pouvait dégager que quelques heures par semaine pour la recherche. En pratique, c'était donc compliqué de monter un projet en neuro-imagerie dans la région. Quand on travaille sur des algorithmes comme les nôtres, cela n'a de sens que s'ils sont mis au service de protocoles de recherche clinique. Si on n'est pas capable de monter ces protocoles, alors on se trouve forcément en retard. Cet outil qui arrive nous donne la souplesse dont nous avions tous besoin pour travailler." L'équipe de Christian Barillot concentre ses recherches sur l'analyse informatique des images de sclérose en plaques et  la neurochirurgie guidée par l'image à travers l'imagerie per-opératoire.  

D'un coût d'environ 3 millions d'euros, le nouveau scanner IRM constitue la pièce maîtresse de la plate-forme Neurinfo, "mais pas la seule. Nous allons aussi acquérir des instruments de microscopie confocale in vivo(2), des systèmes pour l’échographie 3D per-opératoire..."  A terme, donc : une panoplie complète en imagerie médicale et neuro-imagerie  "à la fois pour la recherche et le travail clinique" sur des pathologies comme la sclérose en plaque, la maladie d'Alzheimer ou celle de Parkinson. Investissement total : 5 millions d'euros.

En support à ces outils, "Visages va déployer un environnement pour la gestion de toutes les données produites." InriaNeuroTk est une solution logicielle open source pour collecter et exploiter des données de neuro-imagerie. "Cette boîte à outils permet, par exemple, aux médecins effectuant de la recherche clinique, après les expériences, de disposer des données anonymisées via un accès web sécurisé."

 Une plate-forme ouverte à d'autres acteurs.

Dans son volet de recherche clinique, Neurinfo associe le CHU et le centre régional de lutte contre le cancer Eugène Marquis, "mais la plate-forme est ouverte à d'autres acteurs au niveau régional, national ou international. En lien avec la technopole de Rennes-Atalante, nous sommes par exemple en discussion avec un CRO (3) effectuant de la recherche clinique commanditée par un industriel du secteur pharmaceutique. Neurinfo peut intéresser des laboratoires ou des centres de R&D. Les recherches axées sur le système nerveux central auront la priorité, mais sans constituer pour autant une exclusivité." Un guichet unique est d'ors et déjà prévu pour le dépôt de projets. "A partir de là, une équipe technique étudie la démarche qualité, la mise en place d'un workflow..." A noter au passage que "la plate-forme Neurinfo pourra subventionner certaines de ces études."

Cette mutualisation de moyens va permettre "une recherche moins cloisonnée. Cela devrait aussi engendrer un effet d'entraînement. Un de nos objectifs, ensuite, sera d'obtenir le label Ibisa (4) qui marque une reconnaissance nationale dans le domaine des plates-formes de recherche en sciences du vivant."

Siemens Verio 3T. Photo D.R.

 

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Note :

(1) Symbolisé par un T, le tesla est l'unité de mesure de l'induction magnétique.

(2) Pour obtenir une représentation tridimensionnelle des tissus cellulaires.

(3) Contract Research Organization. Un CRO est un prestataire qui fournit des services à l'industrie pharamaceutique et biotechnologique, en particulier dans le cadre de la recherche clinique.

(4) Ibisa : le label Infrastructures en Biologie Santé et Agronomie.