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Emergences

Lettre d'information n° 09

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Avec l'Inria, Artefacto met le cap sur la 3D

PME leader de la simulation urbaine en France, Artefacto investit massivement dans la R&D pour écrire le prochain épisode de son développement. La collaboration avec l'Inria passe par de nombreux projets et emprunte de multiples formes. Revue de détail avec Erwan Mahé, co-fondateur d'une entreprise boulimique de technologies.

 PME leader de la simulation urbaine en France, Artefacto investit massivement dans la R&D pour écrire le prochain épisode de son développement. La collaboration avec l'Inria passe par de nombreux projets et emprunte de multiples formes. Revue de détail avec Erwan Mahé, co-fondateur d'une entreprise boulimique de technologies. 

Créée en 1998 par Erwan Mahé et Valérie Cottereau, à leur sortie de l'école d'architecture de Rennes, Artefacto réalise des images de synthèse pour l'urbanisme, l'industrie, la muséographie ou le ludo-éducatif. Sa carte de visite : la modélisation des métros de Rennes et Turin. Mais pas question de s'endormir sur ses lauriers. "Notre démarche, c'est d'aller ailleurs, de concevoir de nouveaux services et produits." Pour réussir cette transhumance, l'entreprise place la recherche au coeur de sa stratégie. "Sur 37 personnes, 10 travaillent pour la R&D. Par rapport à notre taille, c'est énorme. Il y a 5 ans, nous n'avions qu'un seul ingénieur." Durant cette période, l'Inria est devenu l'un de ses principaux partenaires technologiques.

"En 2006, nous avons d'abord eu un projet collaboratif financé par l'ANR dans le cadre du RIAM",  le réseau Recherche et innovation en audiovisuel et multimédia. Baptisé Semocap, il portait "sur la capture du mouvement humain par des caméras mais sans marqueur. Avec Avatar, James Cameron a montré ce qu'un cinéaste peut faire grâce à ces outils de pré-production virtuelle." Partenaire pour l'occasion :  Perception, une équipe-projet grenobloise de l'Inria. "Il n'y pas eu de transfert de technologie, mais nous avons établi une très bonne relation. A l'époque, nous n'étions pas parvenus à un produit industrialisable. Nous aurions dû mettre plus de moyens. Nous n'avions peut-être pas les reins assez solides. Je regrette énormément de ne pas avoir persévéré." Après une pause, aujourd'hui, l'entreprise travaille de nouveau à finaliser cet outil. "Nous envisageons un dépôt de projet européen ou ANR. Pour continuer en interne la R&D sur la capture de mouvement, nous avons aussi recruté David Knossow, qui était ingénieur Inria. Je crois également aux transferts de technologie accompagnés par l'embauche d'un thésard. Les docteurs peuvent jouer un grand rôle dans les PME.