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Emergences

Lettre d'information n° 15

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Ubi-Quitus contrôle la circulation des objets en zone sensible

Start-up issue des recherches de l'Inria à Rennes, SenseYou décroche son premier contrat de sécurisation dans un aéroport. L'entreprise développe une approche innovante pour garantir l'affectation d'objets physiques à leur porteur.

Start-up issue des recherches de l'Inria à Rennes, SenseYou décroche son premier contrat de sécurisation dans un aéroport. L'entreprise développe une approche innovante pour garantir l'affectation d'objets physiques à leur porteur.

Une panoplie d'outils s'aligne sur le bureau de Mathieu Bécus. Des clés à molette, des marteaux et des tournevis... qui n'ont jamais servi. “C'est juste pour tester, explique l'ingénieur informatique et gérant de SenseYou. Chacun des objets reçoit une puce RFID. Il en va de même pour le badge du porteur légitime des outils. À partir de ces radio-étiquettes, nous réalisons un double couplage : entre les outils eux-mêmes d'abord, puis entre l'ensemble de ces pièces et la personne qui les transporte.” Cette association entre la personne et le lot d'objets devient ainsi, en elle-même, le laissez-passer qui autorise le porteur à circuler dans le périmètre balisé par les portiques de détection.

Née des travaux de recherche en informatique diffuse de l'équipe-projet Aces, au centre Inria Rennes - Bretagne Atlantique, la jeune entreprise (1) vient de signer un contrat pour équiper une des zones sensibles de l'aéroport de Genève-Cointrin. Cette grande ruche au coeur de l'Europe voit passer 12 millions de passagers par an et compte 8 500 postes de travail. “Mais la technologie peut s'appliquer à bien d'autres sites sécurisés : complexes industriels, usines chimiques, centrales nucléaires, hôpitaux, chantiers de BTP, installations militaires...


Une fois le couplage effectué, "un simple portique ou un vigile muni d'un terminal de contrôle mobile peut instantanément vérifier si le porteur transporte bien les objets qui lui sont associés." Impossible de sortir indûment des outils du lieu de travail ou de les introduire dans un secteur non autorisé. Impossible aussi de transporter ces outils si l'on n'en est pas l'utilisateur légitime. Selon le même principe, si un ouvrier oublie une partie de son matériel derrière lui, le portique de sortie fait remarquer que le lot n'est pas complet ou prévient qui de droit. En outre, si le porteur est chargé d'effectuer une livraison des objets, une deuxième signature numérique vient en complément pour authentifier le seul destinataire autorisé. Afin d'éviter l'usurpation d'identité, le couplage peut par ailleurs intégrer les données biométriques éventuellement présentes dans les badges des personnes.

Déploiement sur les portiques existants

Baptisée Ubi-Quitus, cette solution purement logicielle se déploie sur les équipements de détection les plus courants du marché. “Elle ne demande aucun développement applicatif supplémentaire, explique Mathieu Bécus. Toutes les informations, toutes les associations définies sont entreposées directement sur les puces. De ce fait, nous ne sommes pas contraints d'utiliser des bases de données” avec ce que cela pourrait impliquer de lourdeurs techniques. Les réseaux de communications, eux aussi, sont réduits au minimum. SenseYou utilise ici le protocole RFID UHF 860MHz qui permet de lire des radio-étiquettes à quelques mètres. Mais la technologie demeure indépendante de cette norme. Elle peut recourir à d'autres systèmes de communications sans fil. Son aspect très générique permet d'ailleurs à l'entreprise d'envisager des déclinaisons dans bien d'autres domaines où l'homme se trouve en interaction avec des objets.



Notes :
(1) SenseYou est située sur la technopole de Rennes Atalante. Mathieu Bécus est également lauréat 2010 du Réseau Entreprendre Bretagne.