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Lettre d'information n° 19

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Bertrand Braunschweig nouveau directeur à Rennes

L'ancien responsable du département STIC de l'Agence nationale de la recherche prend la direction du centre Inria Rennes - Bretagne Atlantique. Lors d'un entretien, il évoque son action, passée et à venir, dans le domaine du transfert technologique.

L'ancien responsable du département STIC de l'Agence nationale de la recherche prend la direction du centre Inria Rennes - Bretagne Atlantique. Lors d'un entretien, il évoque son action, passée et à venir, dans le domaine du transfert technologique.

La direction d'un centre Inria ? J'en avais très envie. La fonction m'enthousiasmait, confie Bertrand Braunschweig. Ces trois dernières années, j'étais responsable du département des sciences et technologies de l'information et de la communication à l'ANR. Inria me paraissait ensuite un endroit naturel pour évoluer. C'est évidemment un lieu idéal pour faire des STIC en France.

Candidature retenue. Installation en Bretagne. “Je connais encore peu la région. Mais je retrouve ici beaucoup de personnes que j'ai fréquentées à Paris de par mon travail, aussi bien du côté Inria que parmi les partenaires industriels, les écoles, les laboratoires locaux...” En quoi consistait ce précédent poste ? “À soutenir la recherche par projets au niveau national afin qu'elle soit la meilleure possible. Je dirigeais un département d'une vingtaine de personnes qui organisait, dans le domaine des STIC, la programmation des appels à projets, la sélection des meilleurs projets en s'appuyant sur des comités d'experts, et qui accompagnait les projets pendant leur déroulement afin qu'ils obtiennent les meilleurs résultats possibles.

Une expérience que Bertrand Braunschweig met désormais au service des 32 équipes de recherche du centre et de leurs partenaires. “Donner un conseil sur un dossier ? Le cas ne s'est pas encore présenté. Mais si on me le demande, je le ferai volontiers. Si je peux leur être utile, ce sera avec plaisir. Ceci dit, je ne téléphonerai pas à mes anciens collègues pour faire passer tel ou tel dossier. De toute façon, l'ANR ne marche pas comme ça. Il y a un processus transparent, équitable, très formalisé, certifié Iso 9001. Il faut donc bien comprendre la règle et la suivre. Mon principal conseil : bien regarder les critères d'évaluation et bien s'auto-évaluer par rapport à cela.

Faire des progrès en transfert

Outre le pilotage de l'activité scientifique, le transfert technologique constitue l'une des missions d'un directeur de centre Inria. “Nous devons nous assurer que les résultats de nos chercheurs trouvent des débouchés dans le tissu économique. Sur France Inter, il y a peu, notre Pdg, Michel Cosnard rappelait que la recherche française en STIC doit encore faire des progrès pour mieux transformer les résultats de nos laboratoires en valeur ajoutée économique. Ici, à Rennes, et globalement sur la zone Atlantique, il existe un tissu industriel très intéressant. Avec ces grands groupes et ces PME innovantes, nous pouvons travailler directement, de façon partenariale, ou via des projets collaboratifs. La région compte par ailleurs des structures sur lesquelles nous pouvons nous appuyer. Notamment les pôles de compétitivité comme Images et Réseaux. Nous nous insérons aussi dans des dispositifs plus récents, dont le projet d'Institut de Recherche Technologique B-com (1)."

Renforcer les partenariats directs

Un des objectifs d'Inria est d'accroître les partenariats directs avec les entreprises. “Depuis cette année, nous sommes un Institut Carnot (2). Ce qui veut dire un encouragement très fort aux collaborations bilatérales avec les entreprises, notamment les PME. Nous aurons bientôt à Rennes, une personne supplémentaire pour développer ces relations. Nous mènerons aussi des actions de transfert dans le cadre du réseau européen EIT ICT-Labs, ainsi qu'à travers les I-labs.” Ces derniers sont des laboratoires conjoints où une équipe Inria et une PME travaillent en commun pendant deux à trois ans.

Parmi les domaines scientifiques porteurs, Bertrand Braunschweig mentionne volontiers “l'interface STIC/biologie-santé. J'ai poussé ce thème quand j'étais à l'ANR. Ici, à Rennes, nous sommes très bien positionnés sur cette recherche. Nous possédons des équipes très solides. Je pense à Symbiose, Visages ou Serpico. Le sujet est très prioritaire au niveau national. Il figurait déjà dans le plan stratégique Inria précédent. Je ne veux pas présager du prochain, mais c'est clairement un grand défi. Autre aspect sur lequel nous mettrons l'accent : la modélisation numérique, la simulation. Nous possédons de bonnes équipes en mathématiques appliquées, en calcul scientifique. De même pour le calcul intensif, le calcul haute performance. Nous développons ces thèmes évidemment dans la mesure de notre croissance. Nous sommes capables de monter de nouvelles équipes, profiter des opportunités avec les  partenaires qui nous entourent. Et cela toujours avec cette volonté d'être bien insérée dans l'éco-système régional.

Notes :

(1)  Le projet IRT B-com  est porté par Orange, TDF, un collectif de PME et cinq académiques : Inria, Institut Télécom, Université Rennes 1, Insa et Supelec. Il impliquera une partie notable des membres du pôle Images et Réseaux et d'autres acteurs industriels des domaines des réseaux et des contenus.

(2) Les structures labellisées Carnot reçoivent de l'ANR un abondement financier calculé en fonction du volume des recettes tirées des contrats de recherche partenariale.