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Emergences

Lettre d'information n° 21

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Nouvelle salle de réalité virtuelle à Rennes

De par sa grande taille et son niveau d'équipement, Immersia 3 offre aux scientifiques Inria de nouvelles possibilités pour leurs recherches en terme de qualité immersive et d'interaction multimodale. L'endroit accueille aussi des équipes de l'extérieur, comme l'explique Georges Dumont, le responsable de la plate-forme.

De par sa grande taille et son niveau d'équipement, Immersia 3 offre aux scientifiques Inria de nouvelles possibilités pour leurs recherches en terme de qualité immersive et d'interaction multimodale. L'endroit accueille aussi des équipes de l'extérieur, comme l'explique Georges Dumont, le responsable de la plate-forme.

9,60 de long. 3 m de profondeur. 3 m de haut. “Immersia 3 est une des plus grandes salles de réalité virtuelle au monde”, résume le chercheur Georges Dumont. Ouverte à partir du 20 juin 2012 et hébergée dans l'Espace des Technologies Innovantes (ETI), sur le campus de Beaulieu, à Rennes, cette nouvelle infrastructure succède à Immersia 1 (1999) et Immersia 2 (2007).

  La pièce se compose de trois murs de verre et d'un plancher acrylique. Soit quatre surfaces sur lesquelles une batterie de onze projecteurs vient afficher une image haute résolution. L'impression de relief est restituée par le procédé de stéréoscopie active associée à des lunettes à obturation. Un meilleur rendu des couleurs contribue également au réalisme et au sentiment d'immersion. Un système ART Track 2 composé de 16 caméras infrarouge assure le suivi des objets en mouvement dans ce volume. À ces dispositifs visuels, s'ajoute un processeur régulant la spatialisation du son en fonction des déplacements de l'utilisateur. Format 10.2 vers les enceintes ou 5.1 sur écouteurs. Au rayon des interfaces, les scientifiques disposent par ailleurs de deux bras haptiques Haption Virtuose et d'un casque HMD eMagin récupérant directement les signaux électriques à la surface du cerveau.

 Des logiciels rennais

 L'exploitation de tout ce matériel est facilitée par une panoplie de logiciels en grande partie élaborés à Rennes par des  chercheurs et enseignants-chercheurs d'équipes communes avec Inria : OpenMASK pour le développement d'applications dédiées à la réalité virtuelle, GVT (Generic Virtual Training) pour les exercices de formation professionnelle et OpenViBE pour la gestion des interfaces cerveau-machine (ou BCI). Voilà pour la fiche technique.

 Grâce à ces équipements, la nouvelle salle se prête à des expériences exigeant non seulement un bon rendu immersif mais aussi la prise en compte de scenarios complexes. Comme le remarque Georges Dumont, un des grands défis actuels de la recherche consiste à combiner les modalités d'interaction. “Quelle est la meilleure interface pour faire quoi ? Si j'effectue mes déplacements avec du BCI et si je contrôle ma gestion des objets avec une interface haptique, est-ce que cela améliore ma façon de travailler ? Ou serait-ce mieux avec d'autres types d'interfaces ?” Des questions d'autant plus pertinentes que la réalité virtuelle présente beaucoup de potentiel pour le travail collaboratif. “Plusieurs ouvriers peuvent intervenir sur le même objet par l'intermédiaire d'interfaces différentes. Exemple : deux personnes qui déplacent un capot de voiture à l'aide d'un bras haptique pour l'un et d'une interface tangible pour l'autre. On peut imaginer qu'elles travaillent dans la même salle, en local, ou bien à distance.” Dans ce deuxième cas de figure, les problèmes se font plus aigus. “Des temps de latence liés au réseau apparaissent. Il faut aussi gérer le sentiment de présence du co-équipier. Pour cela, une des pistes consiste à introduire une représentation visuelle du collègue, un avatar de celui avec qui on travaille.

Une salle ouverte

 Immersia 3 va donc faciliter ce type d'exploration. “Mais ce n'est pas un outil de recherche réservé à nos équipes. Sa vocation est aussi d'accueillir d'autres scientifiques.  La nouvelle salle fait partie de Visionair, un réseau européen d'infrastructures scientifiques orientées vision dont Georges Dumont dirige d'ailleurs un des trois volets de recherche. “Nous travaillons aussi à intégrer notre outil dans Digiscope, un réseau issu des appels aux équipements d'excellence (Equipex) 2010.” Immersia 3 compléterait alors l'infrastructure de Saclay, en région parisienne. Les partenaires industriels d'Inria peuvent également avoir accès à cette salle, “notamment par le biais du nouvel IRT B-com (1), dont notre plate-forme fait partie.

Note :

(1)  Le projet d'Institut de Recherche Technologique (IRT) B-com est porté par Orange, TDF, TVN (Thomson Video Networks), un collectif de PME et cinq académiques : Inria, Institut Télécom, Université Rennes 1, Insa et Supelec. Il impliquera une partie notable des membres du pôle Images et Réseaux et d'autres acteurs industriels des domaines des réseaux et des contenus.

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