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Emergences

Lettre d'information n° 23

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Aider l'innovation sur les mobiles

Stimuler la croissance des créateurs d'applications et services sur mobiles. Voilà tout l'objet d'un dispositif de transfert technologique impulsé en tandem par Inria et l'Institut Mines-Télécom. Ce programme s'adresse aux entreprises, chercheurs et porteurs de projet indépendants. Il offre un accompagnement pour trouver les partenaires et identifier les financements ou interlocuteurs susceptibles d'aider à concrétiser la collaboration : incubateur, fond d'amorçage, OSEO, pôle de compétitivité. Entretien avec François Bancilhon, le chef d'entreprise à l'origine de cette initiative.

Stimuler la croissance des créateurs d'applications et services sur mobiles. Voilà tout l'objet d'un dispositif de transfert technologique impulsé en tandem par Inria et l'Institut Mines-Télécom. Ce programme s'adresse aux entreprises, chercheurs et porteurs de projet indépendants. Il offre un accompagnement pour trouver les partenaires et identifier les financements ou interlocuteurs susceptibles d'aider à concrétiser la collaboration : incubateur, fond d'amorçage, OSEO, pôle de compétitivité. Entretien avec François Bancilhon, le chef d'entreprise à l'origine de cette initiative.

 9 janvier 2007. Ce jour-là, à la conférence Macworld de Boston, le patron d'Apple, dévoile son petit dernier. “De temps à autre, un produit révolutionnaire apparaît qui s'en vient tout chambouler”, lance Steve Jobs, avant de pianoter sur l'écran tactile de son iPhone, quintessence d'une nouvelle lignée d'appareils, croisement du téléphone et de l'ordinateur. La firme de Cupertino en a écoulé 72 millions rien qu'au premier semestre 2012. Et d'autres constructeurs lui emboîtent le pas. Toutes marques confondues, il s'est vendu 472 millions de smart phones dans le monde pour la seule année 2011 (1). Côté logiciels, les développeurs ne sont pas en reste. Des centaines de milliers d'applications fleurissent. Les unes servent à géo-référencer un projet de randonnée. D'autres à collaborer sur un texte sans passer par la case bureau.  À chacun son nomadisme.

 “Nouveaux usages. Nouvelles technologies. Nouveaux marchés. C'est une révolution. Certains qui ne l'ont pas compris ont été littéralement éjectés de l'éco-système, résume François Bancilhon, le dirigeant d'entreprise (2) à l'origine de l'initiative services mobiles. En voyant arriver ce nouveau phénomène, il m'a semblé qu'Inria avait un rôle à jouer au niveau du transfert pour aider les entreprises françaises à surmonter ce changement de paradigme. Je m'en suis ouvert à Bruno Sportisse [ancien directeur du transfert] et Michel Cosnard [Pdg]. Ils ont réagi très vite.”

Piloté en tandem avec Gérard Memmi, de l'Institut Mines-Télécom, le dispositif rassemble trois pôles de compétitivité (3), l'association Mobile Alley, Telecom Valley, Oseo, Alcatel-Lucent Bell Labs, Bouygues Telecom et nombre de PME. Mais sa vocation est de s'ouvrir à l'ensemble des acteurs français. “Ce que nous voulons faire ? Identifier des entreprises et porteurs de projets qui éprouvent un besoin d'aide à un moment donné. Nous devons pouvoir les mettre en contact avec une de nos équipes de recherche maîtrisant une technologie susceptible de leur être utile. Certains labos français développent des choses très pointues. C'est le cas dans l'image, la réalité augmentée,  la reconnaissance de formes... Nous aiderons ensuite à concrétiser ce partenariat. Par exemple à travers un projet collaboratif de type FUI (4), un incubateur d'entreprises ou encore un projet co-financé par un pôle de compétitivité. Ces pôles représentent aujourd'hui un maillon important dans le mécanisme de transfert de technologie. Il peut s'agir aussi d'aider à trouver du capital risque. Nous ne sommes en aucun cas un guichet supplémentaire, mais nous pouvons orienter vers des dispositifs existants.

Mobile-jungle.org

François Bancilhon espère ainsi “voir aboutir entre trois et dix projets par an. Nous faisons du cas par cas. Tout dépend des personnes et des problématiques qui se présentent. Cela commence souvent par un coup de fil. On se rencontre. On échange des idées. On donne des contacts. Nous connaissons évidemment beaucoup de monde.” Outre ce carnet d'adresses, l'initiative s'appuie sur différents outils. Parmi eux : Mobile Jungle. Agrégateur de l'éco-système, ce site internet permet aux quelques 250 membres déjà inscrits de présenter leurs projets, de formuler leurs besoins, d'identifier des partenaires potentiels... “Les PME peuvent trouver une place majeure sur ces marchés innovants. Une grande partie des applications pour les mobiles est développée par de petites entreprises. Soit pour elles-mêmes. Soit pour le compte de leurs clients. Il faut y voir un formidable terrain d'innovation et d'opportunité. Et cela d'autant plus que désormais, on peut fabriquer du logiciel à faible coût.

Notes :

(1) Chiffres : Gartner.
(2) François Bancilhon a été chercheur dans plusieurs instituts avant de participer à la création de différentes entreprises dont O2 Technology (une des premières start-ups d'Inria). Il a dirigé Mandriva (éditeur d'une distribution Linux) et vient de fonder Data Publica, une entreprise spécialisée dans le référencement de données.
(3) Cap Digital, SCS et Systematic.
(4) Le Fonds unique interministériel soutient la recherche appliquée, pour aider au développement de nouveaux produits et services susceptibles d’être mis sur le marché à court ou moyen terme. Il permet de financer les projets de R&D collaboratifs dans le cadre des pôles de compétitivité. Gestionnaire : Oseo.