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Emergences

Lettre d'information n° 49

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Jeux de drones en salle

Le drone de loisir s'invite dans nos vies. Bientôt des salles de jeux permettront à tout un chacun de s'essayer au duel aérien, télécommande dans la main, casque de réalité virtuelle sur les yeux. Mais pour faire décoller cette activité, il faut d'abord simplifier le pilotage afin de le rendre accessible aux néophytes. C'est l'ambition de Drone Games, une start-up en gestation au centre Inria Rennes – Bretagne Atlantique.

Le drone de loisir s'invite dans nos vies. Bientôt des salles de jeux permettront à tout un chacun de s'essayer au duel aérien, télécommande dans la main, casque de réalité virtuelle sur les yeux. Mais pour faire décoller cette activité, il faut d'abord simplifier le pilotage afin de le rendre accessible aux néophytes. C'est l'ambition de Drone Games, une start-up en gestation au centre Inria Rennes – Bretagne Atlantique.

200 salles de laser game ont fleuri dans l'hexagone en quelques années. Le même engouement attend le drone de loisirs. Au programme : des combats de machines volantes dont les pilotes auront l'illusion d'être dans le cockpit par la magie du casque de réalité virtuelle. En surimpression, dans un coin d'écran, un compteur égrènera le temps écoulé et les points restants. Mais avant de donner le premier coup de manette, un petit problème reste à résoudre : le pilotage. Pas si facile... Et même un peu compliqué ! Pour le débutant, impossible de commencer à jouer sans une phase préalable d'apprentissage. Le drone termine dans le mur ou s'emberlificote dans les filets de la volière. Il faut donc imaginer un dispositif logiciel qui viendra discrètement faciliter la prise en main de l'appareil pour permettre de passer directement à la phase ludique.

Cette brique technologique manquante est en cours de développement au centre Inria de Rennes où Nicolas Cazy et Quentin Bateux préparent actuellement un projet d'entreprise baptisé Drone Games. Soutenus par le dispositif d'aide à la création de start-ups mis en place par l'institut, tous deux viennent de Lagadic, une équipe de robotique qui conçoit des systèmes de navigation reposant uniquement sur l'information visuelle. Cette technologie s'émancipe du GPS. Elle confère donc aux robots des déplacements de plus grande précision. Elle sert par exemple dans le domaine spatial ou pour le déplacement de fauteuils roulants.

C'est ce savoir-faire que nous voulons maintenant utiliser dans un nouveau contexte, explique Nicolas Cazy. En quelques dizaines de millisecondes, nos algorithmes sont capables de détecter des marqueurs visuels dans le flux vidéo produit par la caméra embarquée sur le drone. Il suffit donc de placer ces marqueurs sur les murs pour connaître la localisation de l'appareil. On peut ensuite venir corriger les ordres donnés par le pilote, afin de l'aider et d'empêcher ainsi le drone de heurter un obstacle.

Réduction des coûts

La vision robotique présente un énorme avantage par rapport à d'autres solutions de localisation : son coût. “Pas besoin d'équiper la salle de caméras infrarouges. Du coup, le prix de l'installation chute énormément. Par ailleurs, sans frais supplémentaires, on peut très facilement multiplier le nombre de parois pour créer, par exemple, des labyrinthes.” Nulle difficulté donc pour modifier rapidement l'agencement des lieux. Même souplesse côté machines. “Le type de drone importe peu, pourvu qu'il soit doté d'une caméra, indique Quentin Bateux. Nous disposons actuellement d’un Parrot Bebop 2, mais nous allons bientôt développer notre algorithme sur un modèle cinq fois plus petit qui présente le double avantage d'être moins cher et d'agrandir l'espace de jeu.

Comment s'organiseront les parties ? “Pour l'instant, nous travaillons sur l'idée de deux équipes qui s'affrontent dans un jeu de tir. Nous pourrons d'ailleurs matérialiser les tirs en réalité augmentée. Mais d'autres scénarios sont envisageables. On peut imaginer des jeux où les pilotes doivent se déplacer en circulant par des points d'intérêt pour valider des passages. Cela dit, pour mieux étudier cet aspect, il faut d'abord que nous collections nos premiers retours de terrain.

Démonstrateur

Nous devrions disposer d'un démonstrateur dans le courant du premier trimestre 2018, ajoute Nicolas Cazy. La partie “localisation” est terminée. Il nous reste à finaliser la partie “contrôle partagé”, c'est-à-dire le logiciel d'aide au pilotage. Nous espérons ensuite pouvoir organiser une première présentation en salle. Pourquoi pas au Lipoloop, un futur bar à Rennes qui accueillera des courses de drones.

Le produit sera commercialisé dans un premier temps sous forme de licence. Les clients ? “Les salles de laser game qui veulent proposer une activité supplémentaire, mais aussi les entreprises qui organisent des événementiels autour du drone et peut-être même le marché des attractions foraines.” Mais pour commencer à jouer, il faudra encore patienter un peu. Le démarrage de l'activité est prévu pour septembre 2018.