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Lettre d'information n° 29

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Mensia Technologies récompensée par le ministère de la Recherche

Entreprise impulsée par Inria, Mensia Technologies possède une expertise de pointe dans le contrôle en temps réel de l'activité cérébrale à partir de l'électro-encéphalographie (EEG). Pour la deuxième année consécutive, cette start-up basée à Rennes figure parmi les lauréates du Concours national d'aide à la création d'entreprises de technologies innovantes organisé par le Ministère de la Recherche.

Entreprise impulsée par Inria, Mensia Technologies possède une expertise de pointe dans le contrôle en temps réel de l'activité cérébrale à partir de l'électro-encéphalographie (EEG). Pour la deuxième année consécutive, cette start-up basée à Rennes figure parmi les lauréates du Concours national d'aide à la création d'entreprises de technologies innovantes organisé par le Ministère de la Recherche.     

Nous avions reçu ce prix en 2012, dans la catégorie ‘Emergence‘. Nous sommes à nouveau parmi les lauréats en 2013. Cette fois-ci dans la catégorie 'Développement et Création‘ qui concerne les start-ups déjà plus matures. Recevoir une telle récompense est très gratifiant. Cela montre que le Ministère de la Recherche croit à la fois à la valeur de notre technologie et à la pertinence de notre modèle économique,” résume Jean-Yves Quentel, Pdg de  Mensia Technologies.

La jeune entreprise (1) est spécialisée dans les applications santé et bien-être de neurophysiologie quantitative temps réel. Cela fait des décennies que par electro-encéphalographie les neurologues mesurent les ondes cérébrales de patients pour détecter des dysfonctionnements comme l'épilepsie ou les troubles du sommeil. “Le développement des recherches en Interface Cerveau-Machine (BCI) enregistre actuellement des avancées considérables en traitement du signal et en micro-électronique (meilleures électrodes), mais aussi dans une connaissance plus fine des mécanismes cérébraux. Pour toutes ces raisons, le contrôle de l'activité cérébrale est à la veille d'une révolution.

Troubles du sommeil et de l'attention


C'est ainsi qu'on voit émerger de nouveaux traitements non pharmacologiques, comme le neurofeedback (NFB). “Grâce à une présentation en temps réel, les patients vont « voir » par eux-mêmes leur activité cérébrale. Mieux encore, pour certaines pathologies, ils tenteront de la réguler grâce à une série d'exercices. Ce type d'entraînement cérébral pourrait constituer une forme de soins alternative pour des fonctionnements atypiques comme les troubles du sommeil ou de l'attention.

Et c'est là qu'OpenViBE entre en jeu. Née de recherches au centre Inria de Rennes, cette plate-forme logicielle open source permet le traitement en temps réel des signaux électro-encéphalographiques. C'est aussi un cadre de programmation qui permet aux neurologues de développer des applications à différentes finalités. Ce qui en fait désormais l'un des outils de prédilection des professionnels du BCI.

Mensia a vu le jour dans le sillage de cet effort de recherche. Le but est non seulement d'aider l'industrie à s'emparer de la technologie OpenVIBE, mais aussi de l'utiliser pour développer de nouvelles applications au service des neurologues. “En ce moment, nous sommes très sollicités par des fabricants de matériels du monde entier pour développer des drivers, explique Yann Renard, directeur technique. Pour ces industriels, c'est un vrai plus de proposer du matériel compatible OpenVIBE car ce logiciel est très prisé dans la communauté des neurosciences.” Parmi ses clients, Mensia compte par exemple Brain Products. Basé près de Munich, ce constructeur est le premier fournisseur de matériel EEG sur le marché de la recherche en Europe.

Mais le savoir-faire de Mensia intéresse aussi les neurologues qui souhaitent utiliser cette technologie pour développer leurs propres applications de neurofeedback. “Nous fournissons une brique plutôt cruciale qui présente deux caractéristiques remarquables, indique Jean-Yves Quentel. Tout d'abord, elle peut traiter un grand nombre de canaux et de fréquences, ce qui permet d'effectuer de nombreuses mesures différentes sur l'activité cérébrale. Le logiciel permet aussi la comparaison de ces signaux à ceux d'une population témoin.

Dans un deuxième temps, la société prévoit aussi de commercialiser deux applications de neurofeedback actuellement en développement. L'une pour soigner des enfants atteints de trouble du déficit de l'attention avec hyperactivité (ADHD). L'autre pour traiter l'insomnie primaire chronique. Ces deux pathologies engendrent beaucoup de détresse humaine, sans parler de leur coût économique. Qui plus est, la pharmacopée habituelle engendre parfois des effets de bord que le neurofeedback permettrait d'éviter.

Entraînement cérébral


Ces deux applications seront développées en collaboration à la fois avec des partenaires cliniques et recherche. “À Paris, nous avons la chance d'avoir nos locaux au sein de l'incubateur pour start-ups initié par l'ICM, l'Institut du cerveau et de la moelle épinière. Il s'agit d'un centre de recherche au sein de La Pitié Salpétrière, le plus grand hôpital de France. Cet incubateur permet d'encourager les partenariats entre les équipes médicales et les entreprises innovantes. C'est évidemment un énorme avantage de pouvoir travailler étroitement avec des neurologues qui sont à la fois cliniciens et chercheurs.

Les solutions de Mensia pour l'entraînement cérébral devraient arriver sur le marché dans environ deux ans. Au départ, l'entreprise s'adressera surtout aux services neurologie des cliniques et hôpitaux. Mais ces technologies pourraient intéresser la médecine de ville. Les cabinets de pédiatres et d'orthophonistes par exemple. “Dans 10 ans, estime Jean-Yves Quentel, ces techniques pourraient même être utilisées par les patients à leur domicile.


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Note :
(1) Les co-fondateurs sont : Jean-Yves Quentel, Yann Renard, Anatole Lécuyer (conseiller scientifique) et IT Translation, au fonds d'amorçage créé par Inria et CDC Entreprises afin d'aider les entreprises des TIC nées de la recherche publique française. Fin 2013, un tour d'amorçage de 360 000 € a été levé auprès de IT-Translation and Business Angels. Mensia est localisée à la fois à Paris et Rennes où l'entreprise bénéficie du soutien de la technopole Rennes- Atalante et de l'incubateur  Emergys.