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Emergences

Lettre d'information n° 26

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Inria Horizon 2020

Le nouveau plan stratégique d'Inria définit ses grandes lignes d'action pour la période 2013-2017. En région, chaque centre décline cette feuille de route selon ses spécialités. Le centre Inria Rennes - Bretagne Atlantique établit cinq priorités de recherche, comme l'explique son directeur, Bertrand Braunschweig.

Le nouveau plan stratégique d'Inria définit ses grandes lignes d'action pour la période 2013-2017. En région, chaque centre décline cette feuille de route selon ses spécialités. Le centre Inria Rennes - Bretagne Atlantique établit cinq priorités de recherche, comme l'explique son directeur, Bertrand Braunschweig.

Au sens premier, celui des Grecs, un paradigme est une représentation du monde, une manière de voir les choses. Sur un mur de son bureau, Bertrand Braunschweig a punaisé une carte thématique des 33 équipes de recherche Inria déployées entre Rennes, Nantes et Lannion. “On visualise tout de suite les quatre domaines qui fondent notre spécificité : logiciels et matériels ; données et interactions, modélisation mathématique et symbolique; sciences de la vie et de la santé. Les deux premiers thèmes, c'est-à-dire les sciences du numérique, mobilisent les deux tiers de nos équipes.

En complément de ce paysage scientifique, cinq domaines destinés à se développer pendant la période 2013-2017 ont été définis. Tout d'abord la fiabilité du logiciel. “Il devient de plus en plus difficile de prouver qu'un système est 100% correct. Même si certains secteurs ne peuvent pas s'accommoder d'une telle incertitude — l'aéronautique par exemple — pour de nombreux systèmes non critiques on peut se satisfaire d'une probabilité de bon fonctionnement légèrement inférieure. Il se trouve que nous sommes très bons en vérification formelle. Très bons aussi sur les probabilités. Nous développons des compétences sur le stochastiquement correct. Une équipe va d'ailleurs se créer autour de cela.

Sciences du vivant

Viennent ensuite la bio-imagerie à haute résolution et à haut débit, ainsi que la biologie numérique à grande échelle. “Sur l'imagerie, nous avons Serpico, une équipe que nous construisons avec l'Institut Curie, à Paris. Spécialisés dans la lutte contre le cancer, les chercheurs de cet institut utilisent des images à très haute résolution nécessitant à la fois du traitement et du calcul intensif. Nous allons d'ailleurs mettre en place, pour l'équipe, un gros cluster dans le cadre d'un projet des Investissements d'Avenir. En bio-informatique, l'équipe Genscale se positionne plutôt sur la grande algorithmique alors que Dyliss intervient sur l'analyse. Leurs travaux s'appuient aussi sur la plate-forme Genouest.

Troisième point : la simulation de la performance motrice humaine. On appelle cela aussi l'humain virtuel. “C'est la thématique de l'équipe MimeTIC qui collabore avec le laboratoire Mouvement Sport Santé (M2S) de l'université Rennes 2. Cette équipe fait de très belles choses. Elle disposera, sur le campus de Kerlann, près de Rennes, d'un nouvel équipement dédié à l'analyse du mouvement.

Quatrième priorité : les anges gardiens intelligents connectés. Autrement dit : “tous ces capteurs basse énergie qui, de la domotique à la santé, barderont bientôt les systèmes et les êtres vivants. Cela implique des aspects matériels, mais aussi de la gestion de données. Plusieurs de nos équipes y travaillent : Cairn pour la partie matériel, Dionysos sur les réseaux de capteurs, Triskell, sur la production logicielle, et aussi Dream, sur la supervision et le diagnostic.”

Dernier axe d'effort : le stockage et exploitation de données massives distribuées.  Le big data comme disent les Anglo-saxons. “Là-aussi, plusieurs de nos équipes sont présentes : Kerdata pour la partie stockage, Asap pour les systèmes de recommandations collectives, ou encore Texmex pour les gros volumes multimédias.

Laboratoires communs PME-Inria

Nombre de ces travaux donneront lieu à des collaborations avec le monde économique. L'institut souhaite renforcer ses liens avec les petites et moyennes entreprises. Comment ? “En créant des I-labs. Il s'agit de laboratoires communs PME-Inria. Concrètement, on finance en commun un ingénieur qui développe des choses pour l'entreprise en s'appuyant sur nos recherches.” Un premier I-lab fonctionne déjà à Rennes en partenariat avec la société Artefacto. D'autres suivront. “Nous avons quelques pistes.”  L'ambition ? “Jusqu'à un I-lab par équipe à l'horizon 2020. En tous cas plusieurs dizaines au niveau national. Nous en sommes à 8 ou 9.  Donc, clairement, il va nous falloir changer de braquet. Partout où des occasions se présenteront, nous les saisirons. Nous tablons sur plusieurs créations par an. Nous serons un peu aidés par le nouveau programme LabCom de l'ANR pour le soutien à la création de laboratoires communs entre PME et organismes de recherche. Il s'agit d'une des mesures pour le transfert décidées par le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche. Cette action portera sur une centaine de créations en trois ans, toutes régions et toutes thématiques confondues. Les entreprises pourront obtenir des aides dans ce cadre-là.

IRT B-com

Autre instrument au service du transfert : l'Institut de recherche technologique B-com. “Nous sommes un des cinq membres académiques fondateurs. Cet IRT constituera un vecteur important de collaboration avec les entreprises autour de trois thématiques : contenu multimédia, réseaux et applications santé.”  Outre des grandes entreprises comme France Telecom Orange, TDF ou Thomson Video Networks, B-com rassemble une vingtaine de PME au sein d'un GIE appelé à grandir.

À signaler pour finir une nouveauté dans le domaine académique. “Début janvier, nous avons signé les conventions des UMR principales dans lesquelles nous intervenons. C'est-à-dire : l'Irisa à Rennes, le Lina à Nantes. Cela traduit le fait que nous avons complètement stabilisé et défini la manière dont nous allons travailler avec ces unités mixtes de recherche dans les années à venir. Toutes les tutelles sont d'accord entre elles. C'est un acte très structurant.